Bianco : presse anarchiste

Liste des périodiques | Par année de 1re création | Plan du site | Tableau synoptique |

Le Flambeau

organe mensuel du Comité de libre pensée et d’action sociale de l’Ouest [puis] organe périodique régional de libre pensée (Bretagne, Basse Normandie, Maine, Anjou, Vendée) [puis] organe mensuel d’éducation, de libre pensée et de combat



Remarques sur les fiches

Le Flambeau. —
Organe mens. de libre pensée, d’éducation et de combat. — Brest. — N° 1 (1927, juin)-n° 80 (1934, juin)

Le Flambeau devient ensuite « Le Coin du Flambeau » dans l’édition de l’Ouest de Terre libre (1934-1936) jusqu’en aout 1936.

Voir aussi :
Jean-Yves Guengant, Jean-Yves. — Nous ferons la grève générale : Jules Le Gall, les anarchistes à Brest et en Bretagne. — Goater, 2019.

 Liens de localisation
CDA : http://sha-fa.cybertaria.org/?article36 (le site officiel en panne ou disparu, voir aussi au CHT)
CHT : https://cht-nantes.bibliossimo.net/pmb/opac_css/index.php?lvl=titre_uniforme_see&id=3679 (il peut s'agir du fonds du CDA)
CIRA Lausanne : https://www.cira.ch/catalogue/index.php?lvl=notice_display&id=201313

Parutions :

  • n° 1 (1927, juin)
  • n° 2 (1927, aout-sept.)
  • n° 3 (1927, oct.)
  • n° 4 (1927, nov.)
  • n° 5 (1927, déc.)
  • n° 6 (1928, janv.)
  • n° 7 (1928, févr.)
  • n° 8 (1928, mars)
  • n° 9 (1928, avr.)
  • n° 10 (1928, mai)
  • n° 11 (1928, juin)
  • n° 12 (1928, juil.)
  • n° 13 (1928, aout)
  • n° 14 (1928, sept.)
  • n° 15 (1928, oct.)
  • n° 16 (1928, nov.)
  • n° 17 (1928, déc.)
  • n° 18 (1929, janv.)
  • n° 19 (1929, févr.)
  • n° 20 (1929, mars)
  • n° 21 (1929, avr.)
  • n° 22 (1929, mai)
  • n° 23 (1929, juin)
  • n° 24 (1929, 5 juil.)
  • n° 25 (1929, 5 aout)
  • n° 26 (1929, 5 sept.)
  • n° 27 (1929, 5 oct.)
  • n° 28 (1929, 5 nov.)
  • n° 29 (1929, 5 déc.)
  • n° 30 (1930, 5 janv.)
  • n° 31 (1930, 5 févr.)
  • n° 32 (1930, 5 mars)
  • n° 33 (1930, 5 avril)
  • n° 34 (1930, 5 mai)
  • n° 35 (1930, 5 juin)
  • n° 36 (1930, 5 juil.)
  • n° 37 (1930, 5 aout)
  • n° 38 (1930, 5 sept.)
  • n° 39 (1930, 5 oct.)
  • n° 40 (1930, 5 nov.)
  • n° 41 (1930, 5 déc.)
  • n° 42 (1931, 5 janv.)
  • n° 43 (1931, 5 févr.)
  • n° 44 (1931, 5 mars)
  • n° 45 (1931, 5 avr.)
  • n° 46 (1931, 5 mai)
  • n° 47 (1931, 5 juin)
  • n° 48 (1931, 5 juil.)
  • n° 49 (1931, 5 aout)
  • n° 50 (1931, 5 sept.)
  • n° 51 (1931, 5 oct.)
  • n° 52 (1931, 5 nov.)
  • n° 53 (1931, 5 déc.)
  • n° 53 [bis] (1932, 5 janv.)
  • n° 54 (1932, 5 févr.)
  • n° 55 (1932, 5 mars)
  • n° 56 (1932, 5 avr.)
  • n° 57 (1932, 5 mai)
  • n° 58 (1932, 5 juin)
  • n° 59 (1932, 5 juil.)
  • n° 60 (1932, 5 aout)
  • n° 61[pas de 61 pour rattraper l’erreur des deux n° 53 ?)
  • n° 62 [(1932, 5 sept.)
  • n° 63 (1932, 5 oct.)
  • n° 64 (1932, 5 nov.)
  • n° 65 (1932, 5 déc.)
  • n° 66 (1933, 5 janv.)
  • n° 67 (1933, 5 mars)
  • n° 68 (1933, 5 avr.)
  • n° 69 (1933, 5 mai)
  • n° 70 (1933, 5 juin)
  • n° 71 (1933, 5 juil.-aout)
  • n° 72 (1933, 5 oct.)
  • n° 73 (1933, 5 nov.)
  • n° 74 (1933, 5 déc.)
  • n° 75 (1934, 5 janv.)
  • n° 76 (1934, 5 févr.)
  • n° 77 (1934, 5 mars)
  • n° 78 (1934, 5 avr.)
  • n° 79 (1934, 5 mai)
  • n° 80 (1934, 5 juin) + suppl. [1934, sept.] (donne les raisons de la disparition du journal et fait son historique) :

Aux abonnés, aux amis du Flambeau

L’Administration et la Rédaction du Flambeau ne pouvaient, au lendemain de sa disparition, se dispenser de mettre, sous les yeux des abonnés, la situation telle qu’elle est, et la dure nécessité où elles se sont trouvées de renoncer à faire paraître la journal. C’est donc à leur intention que fut décidée l’impression de cette petite feuille.
Il nous a paru nécessaire de faire, par ailleurs, une petite récapitulation des efforts fournis, durant sept années, pour assurer la vie de notre organe.
Il faut que chacun sache que de très nombreux camarades dépositaires (individuels ou groupes, qui n’ont pas justifié la confiance que nous avions placée en eux, et qui, par leur incompréhension des efforts indispensables pour la diffusion de nos idées, ont entravé notre travail, sot la cause initiale ce la mort du Flambeau.
Être régulier dans ses règlements est d’une extrême simplicité, pour un journal qui parait mensuellement. En tous cas nous sommes de ceux qui avons encore la naïveté, peut-être, de croire que la bonne, foi, la probité, doivent toujours exister dans les rapports entre les camarades dépositaires, les vendeurs et l’ Administration d’un journal. Or, nous pouvons affirmer que ce ne fut pas le cas à l’égard du Flambeau.
Que ceux qui ont assumé la responsabilité de cette disparition fassent, s’ils le peuvent, un petit examen de conscience, et qu’ils nous disent alors si une voix, aussi faible qu’elle soit, mais qui clame sa haine de l’injustice et de l inégalité sociale. qui dénonce toutes les iniquités, l’autorité malfaisante, les dogmes, et qui affirme sa foi en une humanité meilleure, « sans dieu ni maitre », peut-être étranglée avec autant de désinvolture !
Malgré tout, nous savons que le Flambeau laissera des regrets. Déjà, de bons camarades nous ont fait connaître, en termes touchants, combien ils étaient navrés de la perte de leur Flambeau.
Qu’il nous soit permis de tirer, de cette expérience, les enseignements qu’elle comporte :
1° Il est extrêmement difficile d’assurer, par sa seule vente, la vie d’un journal d’avant-garde ;
2° Le nombre élevé des abonnés est indispensable pour assurer cette existence ;
3° La vente au numéro ne doit pas être négligée, mais assurée d’une façon rigoureusement méthodique ;
4° Les dépositaires (individuels ou groupes) qui ont pris l’engagement moral d’organiser la vente d’un journal dans leur localité, doivent être très réguliers dans leurs règlements, éviter le plus possible le bouillonnage et être imprégnés de la plus élémentaire loyauté ;
5° Avertir toujours l’Administration en cas de difficultés.
Que tous les collaborateurs, les abonnes, les camarades dépositaires sérieux, les souscripteurs. trouvent ici l’expression de notre plus chaude sympathie et de nos remerciement, pour I’aide morale et matérielle qu’ils surent toujours apporter à leur journal.
 
L’Administration et le Comité de Rédaction.
 

Un peu d’histoire

 
Récapitulons brièvement. En juillet 1927, à la suite d’une entente avec les camarades du journal l’Étincelle, de Rennes (qui ne pouvaient plus en assurer la parution), nous lançâmes, pour la région de l’Ouest, un journal antireligieux, d’inspiration libertaire, qui prenait le titre : Le Flambeau.
Malgré d’assez durs débuts, le procès que nous fit l’évêque de Séez, pour diffamation, valut, à notre administrateur et gérant, R. Martin, une condamnation sévère de dommages-intérêts et de prison, mais, à notre journal, un développement inattendu. Notre tirage atteignit 5.000 exemplaires. Bien lancé alors, le Flambeau eut des lecteurs aux quatre coins du pays. Durant plusieurs années, nulle difficulté ne vint diminuer nos efforts dans la diffusion de nos idées.
Puis vint, dès l’année 1931, le commencement des mauvais jours. Notre indépendance, notre franchise et, aussi, sans doute, la hardiesse de nos idées, nous firent perdre de nombreux abonnés et lecteurs au numéro. Sans sous-estimer les critiques qui nous furent faites, nous répondîmes toujours que nous ne saurions atténuer ou changer la ligne de conduite du journal.
Nous fûmes, cependant, encouragés à persévérer dans notre volonté par de nombreux amis. Il nous faut avouer pourtant que les soutiens financiers, sous forme de souscription mensuelle, devinrent moins nombreux.
Au cours des dernières années 1933 et 1934, la parution de notre journal devint, chaque mois, très pénible. Il nous fallut, du fait de quelques suppressions d’envoi, réduire le tirage. Pourtant, aucun frais de rédaction, et ceux de l’Administration se résumaient en correspondance et timbres pour l’expédition des journaux. Grâce au concours, souvent répété, de quelques groupes, tel le « Théâtre du Peuple » de Brest, nous pûmes éviter, à différentes reprises, l’interruption du Flambeau.
Cette situation, nous le répétons, était due à de trop nombreux dépositaires qui restaient des mois (souvent six mois et plus) sans effectuer de versements.
Pour essayer de ranimer l’ardeur des défaillants, nous lançâmes des appels, réitérés à chaque numéro. Nous nous adressions à des sourds.
À plusieurs reprises, pour éviter la catastrophe, nous fîmes paraître le journal que tous les seconds mois.
L’année 1934 débuta très mal, mais nous ne voulions pas encore abandonner la lutte. Cependant, l’incompréhension, le j’m’enfoutisme et le reste vinrent à bout de notre résistance. Devant notre caisse vide, en face d’une DETTE DE DEUX MILLE FRANCS, nous décidâmes, en juin, d’arrêter la parution du Flambeau.
Sans prétendre que le Flambeau fut toujours irréprochable, nous pensons que le soin que nous mîmes, avec le concours précieux de tous les rédacteurs, à lui conserver une ligne de conduite absolument indépendante et digne, méritait plus de considération de tous ceux qui prétendent œuvrer à l’affranchissement des individus.
Et, maintenant, que ceux qui le voudront, sans parti pris, nous jugent !
 

***

 
[…]
 

***

 
Pour ne pas perdre absolument le bénéfice des efforts de sept années, nous avons accepté, avec empressement, les propositions des camarades du journal antiautoritaire, Terre Libre. Chaque mois paraitra, en huitième page, une « Édition spéciale de l’Ouest », entièrement réservée à une Page du Flambeau sous notre responsabilité administrative et rédactionnelle.
Nous demandons à tous nos amis libres penseurs et libertaires de continuer à nous taire confiance et à faire confiance à Terre Libre. Dès octobre, paraîtra l’« Édition de l’Ouest », et un service sera assuré à nos abonnés du Flambeau qui, nous osons l’espérer, feront un très bon accueil à Terre Libre (1).
(1) Une « Édition du Nord » et une « Édition de la Région de Paris » paraissent également dans Terre Libre. Les camarades qui collaboraient régulièrement à la rubrique « En Passant » du Flambeau auront à cœur, nous en sommes sûrs, de continuer à Terre Libre.
Tous nos anciens collaborateurs à la rédaction du Flambeau sont chaudement sollicités à continuer cette collaboration. Naturellement, comme la place sera extrêmement restreinte, les camarades comprendront qu’ils doivent condenser le plus possible. Adresser copies et lettres à René Martin, Maison du Peuple, Brest (Finistère).
 
Le Gérant : J. TREGUER


Autres 
  • Anarlivres : site bibliographique des ouvrages anarchistes ou sur l'anarchisme en français
  • Cgécaf : Catalogue général des éditions et collections anarchistes francophones