Création de la notice : Claude Delattre

Bi 4441-suppl.

L’Allume-feu

journal scout d’inspiration libertaire


Parution : 2020-2023






  • Titre : L’Allume-feu
  • Sous-titre : journal scout d’inspiration libertaire
  • Slogan : différent à chaque numéro
  • Adresse :
  • Imprimerie : photoc. et téléchargement
  • Durée : nº 1 (juin 2020)-nº 7 (nov. 2023)
  • Périodicité : bi-annuel
  • Rédac|teur|trice|s (Nom* = membres de la rédaction) :
    • du nº 1 : Rossignol, Mama, Maud, Altermondi, Eli Rhamba, Betsey T., Ursu, Barbara, Baptiste, Lagora phoebe, Zolph, Marie, Charlie, Géo Cédille, Spassky, Anonyme
    • du nº 3 : Altermondi*, Bapeutisteu*, Barbara*, bellegO$$edu31*, bb, Charlie*, cob, Dindon Dérangée, Eli Rhamba*, Géo Cédille*, Lagora Phoebe*, Mama*, Maud*, Mayo, Ner*, le Nocturnaliste, Richard, Rossignol*, Spassky*, Toulouse, Ursu*.
    • du 7e et dernier numéro : Altermondi*, Anonyme, Auguste, Barbara*, Dialogue, Eli Rhamba*, Léa Picot, LeC, Lilith, Maud*, Mélissa, Poney Rageux, vali, Xuan*. Certaines illustrations sont issues de Openclipart.org
  • Organisation éditrice : participation de membres issu·es des mouvements suivants : Éclaireuses et Éclaireurs De France (EEDF), Éclaireuses Éclaireurs De La Nature (EDLN), Éclaireuses et Éclaireurs Israélites de France (EEIF), Éclaireuses et Éclaireurs Unionistes De France (EEUDF), Fédération des Éclaireuses et Éclaireurs (FEE), Scouts et Guides De France (SGDF), Scouts Unitaires de France (SUF)
  • Format : A4
  • Pagination : 32 à 44 p.
  • Colonnes : 2

Éritorial du premier numéro (juin 2020) :

Une étincelle

Bienvenue à toi lecteur, lectrice !

Ce journal est le produit du confinement. Soudainement, sur les réseaux sociaux regroupant des scout·es aux idées libertaires est apparue une étincelle : faire un journal.

Perpétuer la tradition de diffusion d’idées et de concepts anarchistes à travers le papier, et la moderniser avec internet. Utilisant la pédagogie de projet (sans hiérarchie), l’anarchie a marqué l’histoire de l’éducation sur ce concept comme bien d’autres, bien avant le scoutisme, Freinet ou Montessori. Nous avons repris ce modèle pour ce projet, ce dernier est destiné à toute personne en lien avec le scoutisme, voire l’animation. Dans un monde d’après où les colos disparaissent progressivement au profit de vacances apprenantes ou du Service National Universel, il nous paraît important de continuer à réfléchir à la liberté sous divers angles.

Membres de plusieurs associations de scoutisme, nous avons abouti en dix réunions à distance à cet allume-feu. Double utilité en camp : animer des débats enflammés et, si les articles ne vous plaisent pas, démarrer son feu de veillée !

L’éditorialiste-d’un-numéro : Mama

Présentation du journal sur le site (lu le 17 mars 2026) :

La charte de la rédac

Charte validée le 30/04/2020

L’Allume-feu, c’est quoi ?

C’est un journal scout d’inspiration libertaire, qui vise à :

  • être un espace de partage de réflexions politiques et pédagogiques, d’outils, et de pratiques concrètes
  • construire des liens et de la solidarité entre des membres de différentes associations de scoutisme sur des bases communes
  • nourrir la transformation de nos mouvements

Ça veut dire quoi, journal scout ?

Ça veut dire un journal essentiellement écrit par et pour des personnes faisant ou ayant fait du scoutisme. Cela veut dire aussi que le but n’est pas de publier des réflexions politiques qui seraient sans lien avec les pratiques scoutes.

Le journal n’est pas lié à une association scoute particulière, et ne prend pas parti pour l’une ou l’autre. Il valorise et est attaché aux échanges inter-mouvements.

Ça veut dire quoi, d’inspiration libertaire ?

Ça veut dire que ce journal ne prétend pas à la neutralité, et qu’au contraire, il veut être un espace avec une ligne politique assumée. Sans chercher à résumer la densité des idées anarchistes/libertaires* en quelques lignes ; cela signifie une aspiration à une société basée sur la liberté, l’égalité, la solidarité, la coopération et l’autogestion. Cela signifie aussi la lutte contre l’exploitation, l’endoctrinement, les pratiques autoritaires et toutes formes de domination dont le patriarcat, le capitalisme et le racisme . Cela signifie enfin de penser qu’il n’y a aucune solution à la crise écologique sans changement social global.

Quel est le lien entre le scoutisme et l’anarchisme ?

À nos yeux, les pédagogies scoutes que nous pratiquons et les idées libertaires qui nous animent sont cohérentes entre elles. Bien souvent ces idées sont issues en partie de notre expérience scoute et elles nourrissent en retour nos pratiques et réflexions au sein de nos mouvements.

Nous avons conscience que ce lien peut questionner, voire choquer. Nous avons aussi conscience que cette démarche sera critiquée. Cela ne nous empêche pas d’avoir envie que ce journal existe.

Qu’est-ce qui est publié dans le journal ?

Tout ce qui colle à la présente charte est admissible.

  • On souhaite avoir un contenu varié, qui mêle des textes plus ou moins longs, des blagues, des dessins, des jeux, etc. Tu peux faire un dessin qui ne parle pas directement de politique, ça marche aussi (tant que son contenu n’est pas, par exemple, sexiste – ce qui serait hors des clous).
  • Le but est que le contenu soit compréhensible par le plus grand nombre : il est donc important d’expliquer les termes techniques ou propres à une association ainsi que les enjeux des questions posées.
  • Les critiques constructives sont acceptées mais pas le dénigrement gratuit d’une association ou d’une pratique. On demande aux contributeur·ices de privilégier la critique interne (de leur association par ex.), mais la critique externe est aussi possible si elle est correctement argumentée. Le journal n’est pas un espace pour régler ses comptes dans l’anonymat.
  • Le débat a aussi toute sa place au sein du journal : si nous ne publierons pas de textes incompatibles avec la ligne politique définie, il y au sein de cette ligne, largement de la place pour de la contradiction et des idées différentes.
  • Le droit de réponse à une mise en cause directe d’une association ou d’une personne autorise en revanche un contenu qui n’aurait habituellement pas sa place dans le journal.

C’est fait par qui ?

L’idée est née au fil de discussions dans un groupe d’une quinzaine de personnes réunies autour de ce lien scoutisme / idées libertaires, en avril 2020. Ces personnes forment l’actuelle rédac.

Qui peut publier dans le journal ?

Tout le monde. Évidemment, cela concerne plutôt des personnes qui font ou ont fait du scoutisme, et qui sont intéressées par les idées libertaires. Mais il n’y a pas besoin d’être un-e pro des théories anarchistes pour publier ici, ni même de se reconnaître explicitement dans cette philosophie.

Concrètement :

  • on reçoit des contributions : on considère que si quelqu’un-e nous envoie quelque chose, c’est que le journal l’intéresse, donc on part du principe qu’on publie tout. Mais, si au sein de la redac, quelqu’un-e estime que cela ne colle pas, on en discute, et on peut décider de ne pas publier. Dans ce cas, tu seras averti-e des raisons de cette décision.
  • tu peux écrire sous ton vrai nom ou sous un pseudo. Si tu comptes publier régulièrement, on te demande de choisir un pseudo fixe, pour permettre aux lecteur·trices de s’y retrouver. On acceptera par exception des contributions anonymes, mais vraiment, on préfère le pseudonymat.

En pratique, comment envoyer quelque chose pour le prochain numéro ?

Tu nous envoies un mail. On s’engage à ne pas révéler qui se cache derrière un pseudo, si on le sait – mais ça suppose de nous faire confiance. Une autre solution qui ne suppose pas de nous faire confiance est de déposer ta contribution sur ce lien (dans ce cas, pense quand même à indiquer ton pseudo).

*on utilisera les termes anarchistes et libertaires de manière indifférente, sauf précision contraire.

Les décisions de la rédac

Les décisions prises lors des réunions de rédac sont accessibles ici.

Notre organisation pour respecter la pseudonymisation lorsqu’elle est demandée est consultable ici.


Parutions :

  • nº 1 (2020, juin), « Le journal qui si ça te plaît pas, tu peux tout cramer. »
  • nº 2 (2020, oct.), « Le journal des cout·es les plus chaud·es de ta région »
  • nº 3 (2021, mar.), « Le journal qui n’atteint pas ses objectifs annuels de productivité »
  • nº 4 (2021, sept.), « Le journal qui porte un foulard rouge et noir »
  • nº 5 (2022, avr.), « Le journal a consumer sans modération »
  • nº 6 (2022, déc.), « Le journal plus éducation populaire que service militaire »
  • nº 7 (2023, nov.), « Le Journal déter même si c’est la dernière »