Bianco : presse anarchiste

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L’Envolée

les détenus s’envolent, les écrits restent [puis] pour en finir avec toutes les prisons



Montreuil puis Paris

Les numéros à partir de 2005 changent de format.
À partir du n° 17, sous-titre : « Pour en finir avec toutes les prisons ».

Adresse :

  • 63, Rue de Saint-Mandé ; 93100 Montreuil-sous-Bois
  • puis : 43, rue de Stalingrad ; 93100 Montreuil
    http://lejournalenvolee.free.fr
    lejournalenvolee@free.fr
  • puis : c/o FPP [Fréquence Paris Plurielle] – 1, rue de la Solidarité ; 75019 Paris
    contact@lenvolee.net
    https://lenvolee.net/

Dir. de publ. : J.-P. Brisolier, Denise Le-Dû, …

Impr. : Expressions 2 (Paris 11e) ; …


Remarques sur les fiches

Informations fournie par le site en nov. 2020 (textes datés « 1er janvier 2000 » !) :

L’Envolée est un journal qui parait quatre fois par an. Il publie les lettres de prisonniers que nous recevons, des compte rendus de procès auxquels nous assistons, et des analyses sur la société et ses lois.
Le journal prolonge le travail mené par des émissions de radio indépendantes qui maintiennent un lien entre l’intérieur et l’extérieur des prisons, en dehors du contrôle de l’administration pénitentiaire.
Le journal est réalisé par des ex-prisonniers et des ex-prisonnières ou des proches de prisonniers qui pensent qu’il est primordial de publier des textes venus des prisons et des textes contre les prisons. Prisonniers et prisonnières décrivent leur quotidien, dénoncent leurs conditions de détention, se battent contre l’enfermement. Ils et elles le feront toujours mieux que tous ceux qui veulent parler à leur place (journalistes, sociologues, experts, militants).
Une parole de prisonnier qui sort et attaque l’administration pénitentiaire ou la justice, qui plus est quand cette parole est collective, constitue un acte politique qui dérange l’ordre des choses. L’Envolée se veut porte voix des prisonniers et prisonnières qui luttent contre le sort qui leur est fait ; mais nous ne sommes ni les porte parole, ni un syndicat de prisonniers. Cela ne nous empêche pas, bien sur, de soutenir et d’aider des prisonniers qui sont proches de nous ou qui nous demandent d’être solidaires.
Nous espérons toujours que les mots inspirent des luttes contre la justice et l’enfermement. Pour nous, la liberté est un rapport entre les gens qui se battent ensemble pour la gagner.
Le journal s’inscrit dans l’histoire de la critique sociale abordée sous l’angle du droit et de la justice. La prison est le ciment nécessaire à l’État pour permettre au capitalisme de se développer. Prisons et Justice servent principalement à enfermer la misère. L’enfermement carcéral joue un rôle social de repoussoir : il produit une peur nécessaire au maintien de cette société.
Ainsi la prison sert aussi à enfermer dehors. Les familles et les proches de prisonniers et de prisonnières le savent bien.
Ce journal survit maintenant depuis plus de 15 ans malgré les censures de l’administration pénitentiaire, malgré les poursuites récurrentes pour diffamation, malgré nos faibles moyens. Nous ne comptons que sur l’argent des abonnements et des évènements que nous organisons pour financer la sortie régulière du journal. Donc n’hésitez pas à écrire, à vous abonnez et à abonner des prisonniers en faisant parvenir leur numéro d’écrou (l’abonnement est gratuit pour les prisonniers).
Si vous souhaitez écrire à un prisonnier ou une prisonnière dont vous aurez lu un courrier dans le journal ou sur ce site, nous pouvons vous faire parvenir son numéro d’écrou – si la personne nous a donné son accord pour le faire.
À bas les prisons, toutes les prisons… soyons solidaires des enfermés qui refusent de se résigner, solidaires des familles et des amis qui se démènent tous les jours pour ne pas lâcher face à une administration oppressante.

L’une des présentations du premier numéro (juin 2001) :

Pourquoi je fais ce journal ?
Je fais ce journal pour les mêmes raisons qui m’ont poussé à faire l’émission de radio « L’Envolée ». J’ai aussi la nette impression que j’atteindrai plus ite mes objectifs avec le journal, pourquoi ?
Parce que, avec la radio, je me suis obligée (par respect de mes co-animateurs) à suivre un rythme et une conduite.
Tandis qu’à l’écriture, je suis indépendante. Ke peux noircir ma feuille avec mes réflexions et mes idées personnelles… mes contacts aussi…
La prison est un monde dur, je peux donc traiter mes sujets aussi durement.
La violence psychologique est en éveil perpétuel dans les murs de la prison. Pourquoi devrais-je alors traiter et parler de cet état d’esprit gentillement ?
On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs et qui peut dire que l’on soigne un mal par un bien ? Personne.
En clair, je fais ce journal non pas pour être aimable, ou être correcte, encore moins pour être hypocrite, ça je le laisse bien volontiers aux carriéristes. Je le fais pour apporter quelque chose. À partir de là je peux donc dire ce que j’ai envie de dire. Et tant mieux si ça choque et que ça gène, la détention n’a rien d’aimable.
Je veux écrire ce que moi-même j’aurai eu envie de lire quand j’étais dedans. Par exemple : demander à un maton ce qu’il ressent quand il enferme un détenu dans une cellule… Je veux demander à un libéré de parler de son comportement avec les autres dedans. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas que celui-ci me parle de la prison – puisque je la connais – mais qu’il me parle de sa vie en prison avec les autres. C’est prétentieux, certes, mais si par ce journal j’arrive à attirer l’attention ne fusse que d’une seule personne pour qu’elle change de comportement vis à vis d’une autre, ce sera un pari gagné.
L’emblème e la république française est : liberté, égalité, fraternité. La prison nous a volé notre liberté, elle ne nous donne aucun espoir d’égalité, mais il nous reste la fraternité, ce n’est pas rien loin de là…
Alors, ami(e)s taulrd(e)s, je fais ce journal pour ma fraternité avec vous et, si vous aussi vous vous tenez la main en ligne droite, la bataille sera gagnée…
Francine

Au moins 2 ouvrages recensés dans le Catalogue général des éditions et collections anarchistes francophones [1]
Au moins 4 cartes postales parues sous ce nom. Voir sur Cartoliste.
Au moins 1 affiche anarchiste parue sous ce nom. Voir sur Placard

Parutions :

Notes

[1

Notice(s) trouvée(s) sur le Catalogue général des éditions et collections anarchistes francophones  :

Envolée, L’. — Peines éliminatrices et isolement carcéral : lettres, textes, entretiens, 2001-2009. — Montreuil : [L’Insomniaque] : L’Envolée, 2009 [oct.]. — 160 p. ; 21 cm. — (Pour en finir avec les prisons).

Impr. CPI-France-Quercy. — ISBN 978-2-915694-42-0.

Benotman, Hafed. — Ça ne valait pas la peine, mais ça valait le coup : 26 lettres contre la prison choisies par L’Envolée (éd.). — Le Mas-d’Azil : Éditions du bout de la ville ; [Paris] : L’Envolée, 2017 [mars]. — 228 p. : ill. ; 22 cm + 1 CD.

« Nous publions dans ce livre les textes et lettres qu'il a écrit pour ce journal. Le livre est accompagné d'un disque – florilège de quelques-unes de ses interventions radiophoniques dans l'émission hebdomadaire de L'Envolée ». Bibliogr. — Impr. Índice (Barcelone). — ISBN 979-10-91108-04-1 Téléchargement texte : https://lenvolee.net/wp-content/uploads/2020/05/Ca-ne-valait-pas-la-peine-mais-%C3%A7a-valait-le-coup-Hafed-Benotman-.pdf Téléchargement son : https://www.mediafire.com/file/vp7t6cjh3nyltxf/Hafed_-_CD.rar/file


Autres 
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