Bi 1846

Le Réveil socialiste anarchiste [puis] Le Réveil communiste anarchiste [puis] Le Réveil anarchiste

 


Parution : 1900-1940





Amar, Jean-Louis.- "Le Réveil anarchiste, organe d’un mouvement libertaire genevois, 1900-1980". Mémoire de licence histoire, Univ. Genève, 1981. 96 p.

Enckelll, Marianne. Un Journal anarchiste genevois : Le Réveil, 1900-1914. Mémoire d’économie sociale. Université de Genève, 1967. 50 p. + annexes

Du 22 aout 1914 jusqu’au 26 décembre, Le Réveil parait fusionné avec La Voix du peuple, seul la titraille et la numérotation sont gardées par chaque titre. Une explication est donnée en une de ce nº 391du 22 aout :

À tous nos camarades et lecteurs
 
Aussitôt la guerre déclarée et les mobili­sations effectuées, la grave crise économique gui en a été le premier résultat, nous a mis dans l’impossibilité d’assurer la parution ré­gulière de la Voix du Peuple et du Réveil. Et pourtant la nécessité est plus que jamais grande d’un organe vraiment indépendant, ne suivant ni l’un ni l’autre des courants belliqueux de l’opinion publique, et capable de tirer au jour le jour des événements tra­giques qui vont se dérouler sous nos yeux, les conclusions aptes à aiguiller les esprits vers une transformation sociale pouvant seule assurer au monde la paix avec le bien­ être et la liberté.
 
Tous les camarades reconnaîtront que ce n’est pas l’heure pour nous de disparaître. Nous avons grand besoin de continuer à maintenir entre tous le lien souvent très effi­cace d’un journal, dans, lequel nous puissions retrouver nos pensée­’ ! et nos aspirations ­communes, en même temps que l’indication d’une ligne de conduite à suivre et de l’ac­tion éventuelle à exercer. De nouveaux grou­pements vont peut-­être s’imposer et il sera toujours d’une grande utilité pour nous de pouvoir faire entendre librement notre voix de façon à nous gagner les travailleurs et à garder toujours notre influence.
 
Les administrations des deux journaux ont donc décidé de fusionner et de ne plus en faire paraître qu’un seul, tous les quinze jours. La dépense prévue, avec les frais d’expédition, est d’une centaine de francs en­viron par numéro et il faut que nous puis­sions compter sur une cinquantaine de cama­rades au moins, pouvant verser toutes les quinzaines une cotisation d’un franc. Nous espérons pouvoir les trouver parmi ceux d’entre nous qui travaillent encore toute ou partie de la journée. Les camarades des dif­férentes localités sont invités à se réunir pour aviser aux meilleurs moyens de nous venir en aide.
 
À Genève, nous convoquons une réunion pour le mercredi 26 août, à 8 h. 1/2 du soir, à la Maison du Peuple, rue Dubois­-Melly. Nous espé­rons que tous nos amis se feront un plaisir d’y assister et de nous ap­porter leur concours.
 
À quelques­-uns nous avons assumé la pa­rution de ce numéro, mais nous serions dans l’impossibilité absolue de faire paraître le prochain sans le concours de toutes les bon­nes volontés réunies. Que notre appel soit donc entendu, et qu’en cette heure trouble une voix fière et indépendante puisse s’élever au nom de ces grandes idées d’égalité et de fraternité, grâce auxquelles l’humanité, libé­rée de toutes les hideuses et sanglantes domi­nations, pourra enfin connaître des jours sereins.
 
La Voix du Peuple.
Le Réveil.

Par la suite, La Voix du peuple choisit de disparaitre. Les abonnements en cours sont remplacés un abonnement au Réveil jusqu’à fin juin 1915.

Au moins 27 ouvrages recensés dans le Catalogue général des éditions et collections anarchistes francophones.
Au moins 15 cartes postales parues sous ce nom. Voir sur Cartoliste.
Au moins 7 affiches anarchistes parues sous ce nom (voir sur le site Placard).